Etude Hays : l’ambition des femmes freinée par un monde du travail encore très masculin

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Selon une étude réalisée par Hays, l’ambition féminine reste fortement influencée par une hiérarchie majoritairement masculine.

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C’est prouvé : les entreprises dotées d’un personnel hétéroclite sont plus performantes que celles qui sont moins tournées vers la diversité et l’intégration.
Le cabinet Hays, leader mondial du recrutement spécialisé, s’est intéressé plus spécifiquement aux femmes dans l’entreprise, et publie aujourd’hui son rapport consacré à la mixité au travail. Cette étude, entièrement réalisée en France, se focalise sur l’ambition féminine et tente d’expliquer pourquoi les femmes ont encore des perspectives d’évolution de carrière et des rémunération moins importantes que les hommes, malgré des niveaux d’ambition équivalents. Vous trouverez les principaux résultats de l’étude dans le communiqué joint à ce mail, ou résumés ci-dessous :

Une sous-représentation des femmes parmi les postes à responsabilités

Aujourd’hui encore, le nombre d’hommes occupant des fonctions à hautes responsabilités en entreprise demeure bien plus élevé que celui des femmes : ainsi, près de 68% des candidats interrogés dans le cadre de l’étude déclarent avoir un homme comme supérieur hiérarchique, et 87% affirment que la plus haute fonction au sein de leur entreprise est occupée par un homme.

Les femmes françaises sont tout aussi ambitieuses que leurs homologues masculins

Pourtant, d’après les résultats du rapport, le niveau d’ambition est presque le même chez les hommes et chez les femmes : ainsi, plus de 30% des personnes interrogées, hommes et femmes confondus, souhaitent atteindre une fonction de « Directeur » pour considérer leur carrière comme « réussie ».
Cet écart entre ambition et réalité peut être expliqué par plusieurs facteurs, de natures diverses :

Une ambition féminine qui s’auto-censure

Une première explication est sans doute à aller chercher du côté de « l’auto-censure ». En 2017, seules 58% des femmes (contre 63% des hommes) estiment avoir l’occasion de s’autopromouvoir et de communiquer sur leurs ambitions.
Par ailleurs, le manque de représentativité des femmes dans les postes d’encadrement et à responsabilités est à déplorer. Seules 37% des femmes interrogées ont une femme comme supérieur hiérarchique. Or, l’ambition des femmes augmente lorsque le supérieur hiérarchique est également une femme, car elles peuvent s’identifier plus facilement et s’imaginer elles aussi évoluer vers des postes importants. 

L’évolution des femmes toujours soumise au regard masculin

La divergence de perception sur l’égalité des salaires perdure entre les sexes et handicape l’évolution des femmes au sein de l’entreprise. Ainsi, à Paris, plus d’un homme sur deux (contre 47% des femmes) estime que les hommes et les femmes sont rémunérés et récompensés de la même manière. Le constat est identique en régions. Pourtant, à compétences égales, les inégalités salariales perdurent... Cela prouve que les hommes ont tendance à minimiser le manque d’égalité des sexes dans le monde professionnel.

Quelques pistes pour encourager l’ambition et l’évolution des femmes

  • Pour près d’une femme sur cinq (19%), la flexibilité du travail a permis à davantage de femmes d’accéder à des postes à responsabilités. Ainsi, grâce au travail flexible les femmes peuvent mieux évoluer au sein de leur entreprise et atteindre leurs objectifs tout en disposant de temps à consacrer à leur vie familiale. Cette forme d’emploi contribuerait donc à réduire les écarts entre les sexes.
  • Pour 7 femmes sur 10, la durée du congé paternité devrait être égale à celle du congé maternité ou tout au moins rallongée. Réformer le congé paternité permettrait de rééquilibrer les charges entre les deux parents, et l’impact d’une naissance sur une carrière pour, à terme, réduire les inégalités entre les sexes en termes d’évolutions professionnelles, et donc de rémunérations.
  • Près d’une personne sur deux en moyenne (55% de femmes et 41% d’hommes) déclare travailler dans une entreprise qui n’a pas mis en place de programmes pour soutenir la diversité et l’inclusion. Pourtant, ces politiques constituent un premier pas vers l’égalité et la mixité au travail.
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