E-Collaboratrice : une start-up dans l'expertise-comptable

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Innovation : Laurent Cellérier du Cabinet d’expertise comptable Breton Cellérier, Bénéat & Associés vient de créer une star-up : E-Collaboratrice.

Une véritable secrétaire numérique qui allie agilité et proximité : c’est la révolution apportée dans la collecte des données des entreprises par l’E-collaboratrice qui fournit des solutions sur mesure tout en mettant à disposition une série complète de services innovants pour faciliter les échanges entre les différents partenaires de l’écosystème.

Le mouvement généralisé d’uberisation de l’économie des services.

Notre temps est celui d’une transformation numérique de l’économie des services, mutation qui va toujours croissante, contaminant les uns après les autres des secteurs d’activité qu’hier encore, on aurait pu croire hors d’atteinte, tant paraissaient inébranlables les fondements de leur modèle d’affaire.

Ainsi,les chauffeurs de taxi, les hôteliers et les libraires (pour ne parler que d’eux) ont assisté impuissants, en quelques années seulement, à la captation de leur business par Uber, AirB&B et Amazon. Cette nouvelle engeance entrepreneuriale sort des codes institués d’une profession, en exploitant numériquement la manne informationnelle qu’elle recouvre.

Leur stratégie est toujours la même : la plateformisation digitale des informations nécessaires à l’activité. Nul métier de service qui ne puisse à terme tomber sous le coup de l’ubérisation. On dresse déjà la liste des futurs secteurs concernés : les banques, les assurances, les avocats et même les médecins… Et après ?... Les experts comptables ?

Le cas particulier de l’Expertise comptable dans le contexte de la transformation numérique des services.

En France l’activité d’expert-comptable constitue une profession réglementée. Au titre de ses missions instituées, figure celle de présentation des comptes des entreprises auprès desquelles l’expert-comptable assume, par ailleurs, un rôle de conseil au plan de la fiscalité et de la gestion. En outre, la fonction d’expert-comptable recouvre également l’assistance administrative aux entreprises dont elle met en forme techniquement la comptabilité. Cette mission de gestion des flux de données (comptables, sociales, fiscales), pour être secondaire au regard de ce que constitue le coeur de son expertise, est cependant bien loin d’être accessoire à l’activité de l’expert-comptable. Cette tâche de gestion d’une complexité d’information pour le compte des entreprises, est justement ce qui permet d’asseoir la notion de service rendu. Ce rôle de médiation nécessaire est en même temps ce qui assure un volume d’affaires important aux cabinets d’expertise comptable.

Or, la gestion des flux données est justement en voie de transformation à partir de la numérisation du processus de transmission des informations aux différentes administrations. L’instauration de la déclaration sociale nominative (DSN) qui va s’imposer à toutes les entreprises en 2017 est de ce point de vue emblématique : poursuivant un objectif de simplification, de fluidification et d’efficacité accrue du processus de transmission, la DSN va permettre aux entreprises de transmettre “au fil de l’eau” leurs données sociales dématérialisées à une pluralité d’organismes administratifs à partir du traitement unique des données issues du bulletin de salaire. On perçoit immédiatement ce que peut impliquer la mise en œuvre d’un tel dispositif : induisant une simplification du processus, il occasionne une baisse tendancielle des coûts de traitement, et, permettant la saisie des données par les entreprises elles même, il menace de déstabiliser le rôle institué de l’expert-comptable, dans la mise en forme de la complexité d’informations à transmettre.

Il y a donc péril en la demeure pour l’activité des experts comptables qui risquent de voir leur échapper cette fonction traditionnelle de gestion administrative pour le compte des entreprises. La disponibilité numérique des données permet en effet à une multiplicité d’applications en ligne de se développer, qui minent d’ores et déjà la stabilité de la médiation que constitue l’expertise comptable. Même si ces outils logiciels ne permettent que des traitements partiels et ne prennent pas en charge la complexité globale des formalités à laquelle est confrontée tout entrepreneur, ils menacent à terme de grever un volume d’affaire jusque là captif. Il est grand temps pour l’expertise comptable de réagir.

"L’expertise comptable doit digitaliser son activité tout en faisant évoluer son expertise", Laurent Cellérier.

Le risque que fait peser sur l’activité, la numérisation des processus de traitement constitue dans le même temps une opportunité forte pour l’expertise comptable.

L’automatisation du traitement des données, tel qu’il se produit à l’initiative de la sphère administrative, est bien loin de résoudre tous les problèmes : les entreprises, même si elles ont la possibilité technique de saisir et de transmettre par eux-mêmes leurs données, restent confrontées à une complexité d’information à traiter. La numérisation des processus de transmission aux administrations ne signifie pas leur décloisonnement. Plusieurs registres de données (comptables, fiscales, sociales) perdurent. Et persiste donc, du point de vue de l’entrepreneur, qui est au centre du système, un écheveau de formalités à dénouer.

Spécialiste reconnu de la gestion des flux, l’expert-comptable jouit d’une image forte en terme de service. C’est cette image de conseil expert qu’il est possible de faire évoluer au travers de la mise en œuvre d’un service d’assistance humaine à la saisie et au traitement des données. C’est tout l’enjeu de l’E-Collaboratrice, véritable secrétaire numérique, que de renforcer la perception de service rendu, par une plateformisation globale des flux de données associée à une assistance humaine capable d’apporter des réponses “sur mesure”.

L’E-Collaboratrice : un service centré sur les besoins des entreprises, qui permet d’associer agilité et proximité

L’E-collaboratrice doit permettre d’industrialiser la gestion des flux tout en développant un service “user centric”, entièrement tourné vers l’écoute des besoins et des usages de son client principal : l’entreprise. Cette proximité alliée à la fluidité permise par le numérique, c’est ce qui doit permettre à l’expertise comptable de refonder son rôle de médiation entre entrepreneurs et administrations.

L’E-Collaboratrice doit apporter la plus-value de l’assistance humaine, que le traitement automatique outillé par le numérique est justement incapable de rendre. L’agrégation “sans couture” des données, acquise par la plateformisation, réactualise la notion forte de “prise en charge”, ce qui est finalement le service recherché par les entreprises.

De plus, l’intégration des différents registres décloisonnés de données au sein du système d’information de l’expert-comptable, est ce qui va permettre la mise au jour de corrélations transversales nouvelles. En exploitant en back office, les jeux de données intégrés, la plateforme E-Collaboratrice offre une diversité de services innovants qui vont faciliter les relations de l’ensemble des partenaires de l’entreprise (salariés, clients, fournisseurs, administrations). C’est ainsi le propre de la plateformisation numérique que de générer des nouvelles sources de création de valeur : E-Collaboratrice, par la structuration nouvelle des données qu’elle autorise, va par exemple faciliter le recrutement des “extras” dans le secteurs de l’hôtellerie restauration. Elle participe donc à la fluidification du marché de l’emploi en mettant en relation employeurs et salariés :une relation gagnant-gagnant, un service socialement utile et au demeurant hautement vendeur !

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