Les entreprises face à la fraude au virement en 2021

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Trustpair a publié une étude co-réalisée avec Accenture, Option Finance et Spoking Polls sur l’état de la fraude en entreprise en 2021. Pour 86 % des directions financières interrogées, la lutte contre la fraude sera un sujet important cette année.

« Les résultats de l'étude correspondent à notre perception du marché : la fraude au virement est une vraie problématique pour les directions financières, et s'en prémunir réside dans la maîtrise de leurs données fournisseurs » commente Baptiste Collot, CEO de Trustpair.

A quand l’apparition d’un Chief Fraud Officer dans les entreprises ?

« Après le Chief Digital Officer, le Data Protection Officer, pourquoi pas un Chief Fraud Officer ? Au sein de l'industrie financière, on constate des lignes métiers spécifiques, telles que le chargé de fraude. Mais ce n'est pas encore le cas chez les corporates. Le sujet est en effet généralement traité par la DAF ou la direction trésorerie » souligne Elodie Bananier, Accenture.

En effet, dans 88 % des cas, la problématique de la fraude est gérée par la direction financière, la trésorerie ou la comptabilité.

Les contrôles de RIB deviennent quasi-systématiques, quid de leur efficacité ?

82 % des entreprises interrogées effectuent un contrôle systématique lors de la mise à jour du tiers, 75 % lors de l’établissement de la relation commerciale. Cependant, pour 47 % des entreprises, le contrôle des coordonnées bancaires d’un fournisseur prend plus de trente minutes.

Ces contrôles manuels ne sont malheureusement pas un rempart suffisant pour éviter le risque de fraude. En effet, les procédures de contrôle effectuées par les équipes opérationnelles s’accumulent et représentent une lourde charge. Réalisés manuellement, les contrôles sont chronophages et extrêmement faillibles. L’intérêt d’automatiser ces procédures est double : renforcer considérablement leur sécurité et diminuer les tâches à faible valeur ajoutée.

Une transformation digitale encouragée par la crise sanitaire

Dans les organisations actuelles, la question du wait or buy revient souvent. Dans le cas du wait, les corporates se posent la question de se connecter eux-mêmes aux outils avec l'appui de leur DSI, ou de sonder les solutions du marché en détail. Dans le cas du buy, on se rend compte que c’est seulement quand il y a eu une fraude qu’il y a une urgence. Mais cette situation atteint ses limites étant donné l’insécurité révélée et accentuée ces derniers mois par la crise sanitaire.

« Aujourd’hui, les entreprises ont conscience qu'il faut agir, mettre en place des contrôles, et que ces actions s'inscrivent dans un projet d'accélération de la digitalisation. Il y a tout un travail à faire pour faire connaître ces solutions, les crédibiliser et nourrir le marché de retours d'expérience » conclut Elodie Bananier, Accenture.

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