Serge Yablonsky : « L’objectif du Lab50 est de faire de la prospective sur ce que sera la profession comptable »

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« Explorer le futur des métiers du chiffre » : telle est la devise du Lab50, un projet centré sur la veille, l’analyse et la perspective, lancé par l’Ordre des experts-comptables de Paris IDF et la CRCC de Paris. Serge Yablonsky, membre du comité scientifique du Lab50, nous présente ce « laboratoire » de création relativement récente, ses réalisations 2019 et ses projets pour 2020.

Que sera le monde du chiffre à un horizon cinq ou dix ans ? Une question qui interpelle bien entendu les experts-comptables et commissaires aux comptes, au regard notamment des bouleversements technologiques mais également réglementaires, sociétaux, culturels… Une question prise en charge de front par le Lab50 : une émanation de l’OEC Paris IDF et de la CRCC de Paris, qui entend faire de la prospective à travers différentes actions sur l’avenir des professionnels, les enjeux de demain et les bonnes pratiques à mettre en œuvre dès aujourd’hui dans les cabinets comptables pour y faire face.

« C’est assez ambitieux »

Nous découvrons ce projet plus concrètement avec Serge Yablonsky, membre du comité scientifique du Lab50. Intelligence artificielle, blockchain, data mais également soft skills… les sujets appréhendés sont très divers, orientés tech mais pas seulement. « C’est assez ambitieux » s’enthousiasme Serge Yablonsky.

En 2019, l’entité récemment créée a mis l’accent sur la communication, la création du site web, la rédaction d’articles et le développement sur les réseaux sociaux. Des ateliers ont par ailleurs été conduits lors des Universités d’été de la profession comptable. Une synthèse a été rédigée sous le titre « L’IA… et vous ». Enfin, le « Campus du Lab50 » a été lancé : une formation sur plusieurs jours autour de l’intelligence artificielle, la donnée et le savoir-être à développer dans les cabinets comptables autour de ces technologies émergentes.

Et pour 2020 ? Le Lab entend renforcer son effort de communication. Il souhaite s’ouvrir à l’écosystème start-up pour naviguer au plus près de l’innovation, lancer « une sorte de start-up factory » explique Serge Yablonsky. Le projet va aussi approfondir ses actions pour développer la culture data des professionnels et s’ancrer davantage dans l’international (Canada, États-Unis…). Enfin, l’attente client sera également au centre des préoccupations du Lab50 pour 2020 : transformer les business models des cabinets dans une orientation valeur et soft skills.



Propos recueillis par Hugues Robert (@HuguesRob)

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