Le leadership au féminin en temps de Covid : « Les femmes ont renforcé leur position relative dans l'entreprise »

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Le cabinet KPMG a publié la troisième édition de son étude mondiale Global Female Leaders Outlook consacrée aux femmes dirigeantes, qui mesure également cette année l’impact de la crise du Covid-19.

Le contexte actuel va-t-il être synonyme de difficultés supplémentaires pour les femmes dans l’entreprise ou va-t-il au contraire créer de nouvelles opportunités ? La réponse des dirigeantes à ces questions dans l'enquête KPMG laisse entrevoir une évolution de leur environnement de travail.

Une mutation culturelle positive

Le télétravail et le confinement ont certes créé un stress supplémentaire pour les femmes, mais 62 % des dirigeantes estiment que le travail à distance a provoqué des changements positifs dans la culture de travail de leur entreprise. Il a permis notamment d’augmenter le potentiel de talents mobilisables, notamment en direction des femmes et un glissement progressif vers un style de management fondé sur la confiance plutôt que sur le contrôle.

La crise a également modifié la hiérarchie des modes de récompense des salariés, avec une importance accrue d’un meilleur équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle.

Des qualités singulières revendiquées et une parité qui progresse

Interrogées sur les qualités qu’elles ont mobilisées durant la crise afin de s’adapter à la nouvelle réalité, les femmes dirigeantes les classent dans cet ordre : leur capacité à élaborer une pensée stratégique (44 %), la flexibilité et l’agilité (43 %), la capacité à travailler en équipe (42 %) et la résilience (39 %).

En outre, 41 % des femmes dirigeantes estiment que la crise n’aura pas d’impact négatif sur leur carrière et 42 % d’entre elles affirment que leur entreprise a pris récemment des mesures contre le racisme et les inégalités homme-femme qui ont produit des résultats positifs.

Le leadership féminin s'affirme avec la crise

Globalement, la crise a plutôt conforté le rôle des femmes dirigeantes, grâce à leur détermination à renforcer les actions en faveur de l’environnement, à leur capacité de communication avec leurs collaborateurs et au nouvel équilibre entre vie professionnelle et vie privée que permettent le travail à distance et les nouvelles technologies. Les politiques de lutte contre les inégalités progressent dans les entreprises. Mais rien n’exclut néanmoins la vigilance pour s’assurer de la pérennité de ces progrès.

« Dans cette crise inédite, les femmes ont renforcé leur position relative dans l'entreprise. Elles ont démontré leur optimisme, leur adaptabilité et leur capacité à saisir l’opportunité d’une culture désormais fondée davantage sur la confiance et le bien commun. Un surcroît d’exigence pour un surcroît d’engagement » commente Marie Guillemot, Associée membre du Comité exécutif et future Présidente de KPMG France.

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