Casser les préjugés sur le métier d’expert-comptable

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Durant le mois de novembre 2019, l'Ordre des experts-comptables a organisé une opération séduction auprès des jeunes. « The Way » avait ainsi pour objectif de livrer la réalité de la profession. Dans le prolongement de cette initiative, le Monde du Chiffre revient sur certains préjugés récurrents du métier lui faisant mauvaise presse.

La comptabilité nécessiterait d'avoir la bosse des maths

Avant d'être une question de mathématiques, la comptabilité intéresse la logique et l'analyse. L'expert-comptable interprète et manipule les chiffres pour en tirer des enseignements. Le virage numérique et l'intelligence artificielle sont en outre en passe de bouleverser la profession et d'automatiser les opérations purement mathématiques.

Le métier serait peu dynamique et routinier

La technologie se charge des tâches répétitives et laisse de plus en plus de temps aux experts-comptables pour le conseil et le suivi des clients aux profils variés. Non seulement ils jonglent avec une multitude de problématiques (fiscale, budgétaire, juridique ou encore sociale) mais ils s'adaptent aux nombreuses évolutions législatives (avec tout récemment la loi PACTE). Ces changements, réglementaires et technologiques, obligent le métier à être en apprentissage perpétuel et à constamment actualiser ses compétences.

Des études interminables ?

Les études menant au diplôme d'expert-comptable ne sont pas excessivement longues. Cinq ans d'études supérieures et un stage de trois ans en cabinet ou en entreprise (rémunéré plus que correctement) suffisent.

Diriger ou faire carrière dans un cabinet serait l'idéal

30 % des diplômés deviennent enseignants ou bien salariés en entreprise (contrôleurs de gestion, analystes financiers, auditeurs…). Il est plus facile de concilier vie professionnelle et vie familiale de cette manière. Qui plus est, travailler en cabinet ne contient pas que des avantages : le salaire est peu attractif par rapport au nombre d'heures travaillées. Si un expert-comptable diplômé ayant moins de sept ans d’expérience gagne entre 42 000 et 65 000 euros brut par an, la charge de travail est très importante... Nombreux sont les experts-comptables par ailleurs à fustiger le manque de reconnaissance.

De nombreuses actions en interne sont néanmoins observées actuellement pour pallier le turnover existant comme par exemple, le changement d'organisation du travail, davantage de flexibilité horaire ou une meilleure rémunération.

Alice Magar

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