Ralentissement généralisé sur le marché du capital risque

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Le cabinet In Extenso Innovation Croissance a publié les résultats de son baromètre des levées de fonds pour la période du 1er janvier au 30 juin 2020, réalisé en collaboration avec l’école universitaire de recherche ELMI de l’université Côte d'Azur.

Après un premier trimestre 2020 ayant marqué un coup d’arrêt dans la dynamique d’investissements en France et en Europe, l'étude confirme un ralentissement des activités de levées de fonds sur le premier semestre.

L’après mois de mars, une situation qui s’installe

Signe fort du choc sur le marché du capital risque au premier trimestre, le nombre des opérations réalisées en France continue de reculer avec une baisse globale de 16 % sur le semestre, soit 357 levées au total contre 426 sur la même période en 2019, et une intensification du phénomène en plein cœur de la crise, sur les mois de mars (- 37 %) et avril (- 40 %).

Le constat est similaire en Europe où le nombre de deals (2 117) recule de 20 % en comparaison à la même période en 2019, avec des taux autour de moins 30 % par mois à partir de mars, ceci accompagné d’une baisse globale des montants levés (- 9 %) qui s’accentue à partir du mois de mai (- 19 %) et accélère au mois de juin (- 31 %).

Scénario miroir entre les très jeunes pousses et les entreprises matures

Déjà perceptible sur le premier trimestre, l’impact de la crise sur les très jeunes pousses françaises (moins de trois ans) est renforcé par les mauvais résultats du mois d’avril, qui enregistre un recul de 60 % du nombre des opérations en comparaison à la même période en 2019. A l’inverse, les entreprises plus matures parviennent à maintenir leur capacité à lever des fonds avec toutefois un ticket moyen largement entamé par la crise.

« Recul généralisé des montants et du nombre des levées qui s’accélère à partir du mois d’avril, coup de frein sur les investissements d’envergure et réserve des investisseurs sur les opérations portées par les très jeunes pousses qui lèvent moins souvent... Les craintes exprimées par les acteurs à la fin du premier trimestre se confirment : le marché du capital risque a réagi de manière significative à la crise du Covid-19. Malgré ce bilan mitigé d’une moitié d’année 2020 qui restera dans les annales, certains signes – la résilience des entreprises de l’agro-alimentaire ou encore la nette augmentation des tickets moyens des jeunes entreprises offrent la promesse d’une ère nouvelle, post-Covid, pour la levée de fonds en France et en Europe. Reste à déterminer la distance à parcourir pour y arriver » commente Patricia Braun, Présidente du cabinet In Extenso Innovation Croissance.

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